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  « L’essentiel est invisible pour les yeux... » Antoine de Saint Exupery

  « L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible » Paul Klee

  

  Je crois que l’union de ces deux citations donne naissance à ce que vous êtes, vous Céline, vous que je vouvoie, vous, que je connais

  peu mais dont je perçois les émotions à travers tout ce que vous êtes, tout ce que vous transmettez …

  Les émotions sont votre vie, celles qui se sentent sans se voir mais aussi celles qui se dévoilent.

  Votre imagination exalte votre pensée comme si elle la rendait sans limite. Vos émotions prennent vie dès que vous touchez la toile,

  dès que le couteau s’empreigne de peinture et que les mouvements « glissent » sur cette toile vierge pour laisser place à ce que vous

  avez de plus profond en vous...

  La conscience se mêle à l’inconscience, le visible prend le pas sur l’invisible.

  Vous laissez chaque âme construire son histoire grâce à votre histoire que vous n’imposez pas, et cela donne lieu à une histoire

  commune, où chacun se connait, où chacun se ressent, en douceur.

  On se laisse emporter par cette petite et douce musique qui s’installe sur vos toiles, et nous voilà partis dans un magnifique voyage vers

  un monde où le temps se suspend: on ressent, chacun en fonction de son vécu, et on atteint cet équilibre entre le son et la vue

  ,où rien n’est imposé.

  Le côté très positif de vos toiles, est justement cette liberté qu’elles nous accordent à imaginer l’histoire, le support que nous désirons

  sans aucune contrainte si ce n’est nos sens. Vous dépassez les mots, plus besoin d’eux pour vous exprimer, pour partager,

  la puissance des émotions existe juste pour elle-même, sans justification.

  Le paradoxe fait partie de ce que vous êtes, comme la vérité de chaque existence, rien n’est blanc ou noir, tout est nuance

  de gris avec plus au moins d’intensité suivant les instants, toutes les sensations n’existent que par contraste, ce qui est lisse

  est sans vie... Et vous créez donc le relief, au sens figuré et au sens propre, avec ce couteau qui glisse et s’enfuit comme le temps

  En regardant vos toiles, il y a un côté qui me fait penser à la géométrie que j’enseigne, mais avec toutes les sensations

  qu’on peut y accorder, on devine le mouvement de la main, la fluidité des gestes, sur certaines les angles apparaissent,

  avec ces arrêts dans les mouvements, ces limites qui se créent, d’autres n’ont plus de frontières, la liberté prend tout son sens…

  Cette liberté que vous trouvez dans chacun de vos gestes, vous emporte dans un bonheur sans limite, cette liberté vous exalte,

  vous remplit d’envies, vous donne la possibilité de vivre en dehors des cadres, vous cassez votre armure, fini le passé, seul le présent

  compte et l’avenir est à construire, le temps est devenu votre allier, il vous emporte dans des sensations agréables, explosives…

  En vous écoutant me parler un peu de vous, vous mettre à nu autrement qu’à travers vos toiles, vous étiez honnête, sincère,

  vraie, vous avez laissé un peu s’effriter ce vernis qui protège chacun de nous de l’extérieur, sans peur, juste par envie.

  Ce regard pétillant laisse entrevoir un cœur d’enfant, où toutes les perceptions sont à vivre, le champ des possibles devient infini…

  Il faudrait toujours garder son âme d’enfant, continuer à croire en l’impossible, être l’acteur d’une vie extraordinaire.

  Je viens de comprendre ce que je ressentais mais que je n’arrivais pas à définir avec des mots, cette «tendresse», cette «pause temporelle»,

  seul le présent compte avec cette explosion de sensation.

  Merci, pour ce beau voyage dans les perceptions et dans l’approche de ce que vous êtes, vous Céline, vous que je vouvoie...

  Marlène Cohin

  Merci à vous Marlène, merci de prendre le temps "d'être"...Merci Marlène, vous que je vouvoie.

   Photographe: Anne Lise Larcher